Une obligation du Coran
La zakât est le troisième pilier de l'islam. Elle purifie les biens : « Prélève de leurs biens une Sadaqa par laquelle tu les purifies et les bénis » Coran 9:103.
Qui doit la zakât ?
Le musulman libre dont les biens imposables atteignent un minimum (nisâb), possédés depuis une année lunaire complète (hawl), sauf pour les récoltes, dues au moment de la moisson.
Sur quels biens ?
- l'or, l'argent et la monnaie : 2,5 % de la somme épargnée ;
- les marchandises destinées au commerce ;
- le bétail (chameaux, bovins, ovins et caprins), selon des barèmes précis ;
- les récoltes (céréales, dattes…), à la moisson.
À qui revient-elle ?
Le Coran fixe huit catégories de bénéficiaires : « les pauvres, les indigents, ceux qui y travaillent, ceux dont les cœurs sont à gagner, l'affranchissement des jougs, ceux qui sont lourdement endettés, dans le sentier d'Allah, et le voyageur en détresse » Coran 9:60.
À retenir
- La zakât n'est pas un don facultatif : c'est un droit des pauvres sur les biens des riches.
- L'aumône volontaire (sadaqa) vient en plus, à tout moment.
- Les barèmes détaillés se trouvent dans le chapitre de la zakât d'Ar-Risâla ; pour un cas particulier, consultez un imam.
Références
Références
Coran – Coran, sourate At-Tawba (Le Repentir) (9) (versets 60 et 103)consulter
Traduction du sens : Muhammad Hamidullah
Ouvrage – Ibn Abî Zayd al-Qayrawânî, Ar-Risâla (chapitre de la zakât)
Rédaction de l'équipe d'après les ouvrages cités ; versets dans la traduction du sens de M. Hamidullah (usage non commercial). Sources et droits
Les leçons sont rédigées à partir des sources citées et relues par l'équipe éditoriale. Elles ne remplacent pas l'enseignement d'un savant : pour une situation particulière, consultez un imam ou un enseignant qualifié.