Parmi les plus grands des grands péchés, il y a qu'un homme maudisse ses parents. On demanda : « Ô Messager d'Allah, comment un homme maudirait-il ses parents ? » Il dit : « Il insulte le père d'un autre, qui insulte alors son père ; il insulte sa mère, qui insulte alors sa mère. »
Le Messager d'Allah ﷺ cita les grands péchés : « Associer [quoi que ce soit] à Allah, tuer une âme et désobéir aux parents. » Puis il dit : « Voulez-vous que je vous dise quel est le plus grand des grands péchés ? La parole mensongère », ou il dit : « le faux témoignage ».
أَلاَ أُنَبِّئُكُمْ بِأَكْبَرِ الْكَبَائِرِ ـ قَالَ ـ قَوْلُ الزُّورِ ـ أَوْ قَالَ ـ شَهَادَةُ الزُّورِ
Paroles du Prophète ﷺ en arabe, dans la version d'al-Bukhârî
Le Messager d'Allah ﷺ embrassa al-Hasan ibn ‘Alî en présence d'al-Aqra‘ ibn Hâbis, qui dit : « J'ai dix enfants, je n'en ai jamais embrassé aucun. » Le Messager d'Allah ﷺ le regarda et dit : « Celui qui ne fait pas miséricorde, on ne lui fait pas miséricorde. »
مَنْ لاَ يَرْحَمُ لاَ يُرْحَمُ
Paroles du Prophète ﷺ en arabe, dans la version d'al-Bukhârî
Allah a divisé la miséricorde en cent parts ; Il en a gardé auprès de Lui quatre-vingt-dix-neuf et en a fait descendre sur terre une seule : c'est par cette part que les créatures se font miséricorde, au point que la jument lève son sabot de peur de blesser son petit.
Celui qui s'occupe de la veuve et du pauvre est comme celui qui combat dans le sentier d'Allah – ou, je crois qu'il a dit : comme celui qui prie la nuit sans relâche, et comme celui qui jeûne sans interruption.
السَّاعِي عَلَى الأَرْمَلَةِ وَالْمِسْكِينِ كَالْمُجَاهِدِ فِي سَبِيلِ اللَّهِ ـ وَأَحْسِبُهُ قَالَ، يَشُكُّ الْقَعْنَبِيُّ ـ كَالْقَائِمِ لاَ يَفْتُرُ، وَكَالصَّائِمِ لاَ يُفْطِرُ
Paroles du Prophète ﷺ en arabe, dans la version d'al-Bukhârî
Que celui qui croit en Allah et au Jour dernier ne fasse pas de tort à son voisin ; que celui qui croit en Allah et au Jour dernier honore son hôte ; et que celui qui croit en Allah et au Jour dernier dise du bien ou se taise.
Que celui qui croit en Allah et au Jour dernier honore son voisin, et qu'il honore son hôte en lui accordant son dû. On demanda : « Quel est son dû ? » Il dit : « Un jour et une nuit [d'accueil particulier] ; l'hospitalité est de trois jours, et ce qui va au-delà est une aumône. Et que celui qui croit en Allah et au Jour dernier dise du bien ou se taise. »
Tout musulman doit une aumône. On demanda : « Et s'il ne trouve rien ? » Il dit : « Qu'il travaille de ses mains, qu'il en profite lui-même et qu'il fasse l'aumône. » – « Et s'il ne le peut pas ? » – « Qu'il aide celui qui est dans le besoin et dans la détresse. » – « Et s'il ne le peut pas ? » – « Qu'il ordonne le bien et qu'il s'abstienne du mal : cela lui sera compté comme aumône. »
Le Prophète ﷺ mentionna le Feu, chercha refuge [auprès d'Allah] contre lui et détourna le visage, à deux reprises, puis dit : « Préservez-vous du Feu, ne serait-ce qu'avec une moitié de datte ; et celui qui ne trouve rien, qu'il le fasse par une bonne parole. »
Des Juifs entrèrent chez le Messager d'Allah ﷺ en disant : « As-sâmu ‘alaykum » (la mort sur vous). ‘Â’isha répliqua : « Et sur vous la mort et la malédiction ! » Il dit : « Doucement, ô ‘Â’isha : Allah aime la douceur en toute chose. » (Il s'était contenté de répondre : « Et sur vous. »)
Le croyant est pour le croyant comme un édifice dont les parties se renforcent les unes les autres – et il entrelaça ses doigts. Lorsqu'un homme venait demander quelque chose, il se tournait vers nous et disait : « Intercédez [en sa faveur], vous en serez récompensés ; et qu'Allah décrète par la bouche de Son prophète ce qu'Il veut. »
Deux hommes s'insultèrent auprès du Prophète ﷺ ; l'un d'eux était tellement en colère que son visage était enflé et rouge. Le Prophète ﷺ dit : « Je connais une parole qui, s'il la disait, ferait disparaître ce qu'il ressent : "Je cherche refuge auprès d'Allah contre Satan le maudit." »
Tu trouveras parmi les pires des gens au Jour de la Résurrection, auprès d'Allah, l'homme à deux visages, qui vient aux uns avec un visage et aux autres avec un autre.
Ne vous haïssez pas, ne vous enviez pas, ne vous tournez pas le dos, et soyez, ô serviteurs d'Allah, des frères ; et il n'est pas permis à un musulman de délaisser son frère plus de trois jours.
Gardez-vous de la suspicion, car la suspicion est la plus mensongère des paroles. Ne cherchez pas à découvrir les défauts d'autrui, n'espionnez pas, ne surenchérissez pas pour tromper, ne vous enviez pas, ne vous haïssez pas, ne vous tournez pas le dos, et soyez, ô serviteurs d'Allah, des frères.
Il n'est pas permis à un homme de délaisser son frère plus de trois nuits : ils se rencontrent, l'un se détourne et l'autre se détourne ; et le meilleur des deux est celui qui commence par saluer.
La sincérité mène à la piété, et la piété mène au Paradis ; l'homme ne cesse d'être sincère jusqu'à être [inscrit] véridique. Le mensonge mène à la perversité, et la perversité mène au Feu ; l'homme ne cesse de mentir jusqu'à être inscrit auprès d'Allah comme grand menteur.
Lorsqu'un homme dit à son frère : « Ô mécréant ! », l'un des deux le mérite [forcément] : si c'est vrai, [tant pis pour l'autre] ; sinon, [l'accusation] retombe sur lui. (Mise en garde contre le fait de taxer un musulman de mécréance.)
Le Messager d'Allah ﷺ rejoignit ‘Umar ibn al-Khattâb qui, dans une caravane, jurait par son père ; il les appela : « Allah vous interdit de jurer par vos pères : que celui qui jure, jure par Allah, ou qu'il se taise. »
Des gens vinrent prier la nuit derrière le Messager d'Allah ﷺ ; un soir, il tarda à sortir, et ils élevèrent la voix et jetèrent des cailloux contre sa porte. Il sortit, contrarié, et dit : « Vous avez tant insisté que j'ai cru que [cette prière] vous serait prescrite. Priez donc dans vos maisons, car la meilleure prière de l'homme est celle qu'il fait chez lui, sauf la prière prescrite. »
Le Prophète ﷺ se mêlait à nous au point de dire à mon petit frère : « Ô Abû ‘Umayr, qu'a fait le petit oiseau (nughayr) ? » (Il le consolait de la mort de son oiseau, signe de sa douceur avec les enfants.)
يَا أَبَا عُمَيْرٍ مَا فَعَلَ النُّغَيْرُ
Paroles du Prophète ﷺ en arabe, dans la version d'al-Bukhârî
Le Prophète ﷺ arriva auprès de certaines de ses épouses, accompagnées d'Umm Sulaym, dont le chamelier Anjasha pressait les montures en chantant. Il dit : « Doucement, ô Anjasha, ménage les fioles de cristal ! » (C'est-à-dire les femmes, par délicatesse.)
Que le ventre d'un homme soit rempli de pus qui le ronge vaut mieux pour lui qu'il soit rempli de poésie. (Les savants l'entendent de la poésie qui envahit le cœur au point de le détourner du Coran et du rappel d'Allah, ou de la poésie obscène ; le Prophète ﷺ a par ailleurs encouragé la bonne poésie, comme celle de Hassân.)
Que nul d'entre vous ne dise : « Mon âme est mauvaise (khabuthat) », mais qu'il dise : « Mon âme est indisposée (laqisat). » (Par délicatesse de langage.)
Un homme des Ansâr nomma son fils al-Qâsim ; les gens refusèrent de l'appeler Abû l-Qâsim par égard pour le Prophète ﷺ. Il vint le lui dire, et le Prophète ﷺ dit : « Nomme ton fils ‘Abd ar-Rahmân. »
أَسْمِ ابْنَكَ عَبْدَ الرَّحْمَنِ
Paroles du Prophète ﷺ en arabe, dans la version d'al-Bukhârî
Des gens interrogèrent le Messager d'Allah ﷺ sur les devins ; il dit : « Ils ne sont rien. » – « Ô Messager d'Allah, ils disent parfois une chose qui se révèle vraie. » Il dit : « C'est une parole de vérité qu'un djinn dérobe et qu'il glousse à l'oreille de son allié comme glousse la poule ; ils y mêlent alors plus de cent mensonges. »
Puis la révélation s'interrompit pour moi. Un jour que je marchais, j'entendis une voix venant du ciel ; je levai les yeux, et voici l'ange qui était venu à moi à Hirâ’, assis sur un trône entre ciel et terre. (Furent alors révélés les premiers versets de la sourate al-Muddaththir.)
Allah a créé Âdam selon sa forme, haut de soixante coudées. Après l'avoir créé, Il lui dit : « Va saluer ce groupe d'anges assis, et écoute comment ils te répondent : ce sera ta salutation et celle de ta descendance. » Il dit : « As-salâmu ‘alaykum. » Ils répondirent : « As-salâmu ‘alayka wa rahmatu-llâh », ajoutant « et la miséricorde d'Allah ». Tous ceux qui entreront au Paradis auront la forme d'Âdam ; et la taille des créatures n'a cessé de diminuer depuis.
Gardez-vous de vous asseoir sur les chemins. On dit : « Nous ne pouvons nous passer de nos assemblées où nous parlons. » Il dit : « Si vous y tenez, donnez au chemin son droit. » – « Quel est le droit du chemin ? » – « Baisser le regard, s'abstenir de nuire, rendre le salut, ordonner le bien et interdire le mal. »
Abû Mûsâ demanda trois fois la permission d'entrer chez ‘Umar, et repartit faute de réponse. ‘Umar lui demanda pourquoi ; il cita le Messager d'Allah ﷺ : « Lorsque l'un de vous demande trois fois la permission [d'entrer] et qu'on ne la lui donne pas, qu'il s'en retourne. »