Le Messager d'Allah ﷺ s'endormit chez Umm Harâm bint Milhân, puis se réveilla en riant. Elle lui demanda ce qui le faisait rire ; il dit : « Des gens de ma communauté m'ont été montrés, combattant dans le sentier d'Allah, chevauchant le dos de cette mer, comme des rois sur des trônes. » (Elle demanda d'en faire partie ; il invoqua pour elle, et elle prit part plus tard à la première expédition maritime.)
Lors d'une bataille, le doigt du Messager d'Allah ﷺ saigna et il dit : « N'es-tu qu'un doigt qui saigne ? C'est dans le sentier d'Allah que tu as subi cela. »
Par Celui qui tient mon âme dans Sa main, nul n'est blessé dans le sentier d'Allah – et Allah sait mieux qui est blessé dans Son sentier – sans qu'il ne vienne au Jour de la Résurrection avec [une blessure] couleur de sang et au parfum de musc.
Aucune personne qui entre au Paradis n'aimerait revenir en ce monde, même s'il lui appartenait tout ce qui est sur terre, sauf le martyr : il souhaite revenir en ce monde pour être tué dix fois, tant il voit d'honneur.
Le Prophète ﷺ disait : « Ô Allah, je cherche refuge auprès de Toi contre l'impuissance et la paresse, contre la lâcheté et la décrépitude ; je cherche refuge auprès de Toi contre les épreuves de la vie et de la mort, et contre le châtiment de la tombe. »
Les martyrs sont cinq : celui qui meurt de la peste, celui qui meurt d'un mal du ventre, le noyé, celui qui meurt sous un effondrement, et le martyr dans le sentier d'Allah.
Celui qui équipe un combattant dans le sentier d'Allah a combattu ; et celui qui prend soin, dans le bien, de la famille d'un combattant dans le sentier d'Allah a combattu.
À Médine, le Prophète ﷺ n'entrait dans aucune maison, hormis celles de ses épouses, sauf chez Umm Sulaym ; on l'interrogea à ce sujet et il dit : « J'ai de la compassion pour elle : son frère a été tué à mes côtés. »
إِنِّي أَرْحَمُهَا، قُتِلَ أَخُوهَا مَعِي
Paroles du Prophète ﷺ en arabe, dans la version d'al-Bukhârî
Mu‘âdh était en croupe derrière le Prophète ﷺ, qui lui demanda : « Ô Mu‘âdh, sais-tu quel est le droit d'Allah sur Ses serviteurs, et le droit des serviteurs sur Allah ? » – « Allah et Son messager savent mieux. » – « Le droit d'Allah sur les serviteurs est qu'ils L'adorent sans rien Lui associer ; et le droit des serviteurs sur Allah est qu'Il ne châtie pas celui qui ne Lui associe rien. »
Une nuit, une alerte effraya Médine ; le Prophète ﷺ emprunta un cheval et partit seul en reconnaissance, puis revint en disant : « Nous n'avons rien vu d'effrayant ; et ce cheval, nous l'avons trouvé [rapide] comme une mer. »
Le jour de Hunayn, lorsque les musulmans reculèrent sous les flèches, le Messager d'Allah ﷺ ne s'enfuit pas : il restait sur sa mule blanche, dont Abû Sufyân ibn al-Hârith tenait la bride, en disant : « Je suis le Prophète, ce n'est pas un mensonge ; je suis le fils [le petit-fils] de ‘Abd al-Muttalib. »
En voyage, par une forte chaleur, ceux qui jeûnaient ne purent rien faire, tandis que ceux qui avaient rompu le jeûne dressèrent les tentes et abreuvèrent les montures. Le Prophète ﷺ dit : « Ceux qui ont rompu le jeûne ont emporté aujourd'hui la récompense. »
ذَهَبَ الْمُفْطِرُونَ الْيَوْمَ بِالأَجْرِ
Paroles du Prophète ﷺ en arabe, dans la version d'al-Bukhârî
Au retour de Khaybar, apercevant le mont Uhud, le Prophète ﷺ dit : « Voici une montagne qui nous aime et que nous aimons. » Puis, regardant Médine : « Ô Allah, je déclare sacré ce qui se trouve entre ses deux champs de lave, comme Ibrâhîm a déclaré sacrée La Mecque ; ô Allah, bénis-les dans leur mudd et leur sâ‘. »
Un homme combattait vaillamment et les Compagnons le louaient, mais le Prophète ﷺ avait dit qu'il était des gens du Feu ; blessé, il précipita sa mort en se jetant sur son sabre. Le Messager d'Allah ﷺ dit alors : « Un homme peut accomplir, aux yeux des gens, les œuvres des gens du Paradis alors qu'il est des gens du Feu ; et un homme peut accomplir, aux yeux des gens, les œuvres des gens du Feu alors qu'il est des gens du Paradis. » (Dans la version d'al-Bukhârî, il ajoute : « Les œuvres ne valent que par leur fin. »)
Je n'ai jamais entendu le Prophète ﷺ dire à quelqu'un « que mon père et ma mère te servent de rançon », sauf à Sa‘d [ibn Abî Waqqâs] : je l'ai entendu lui dire [à Uhud] : « Tire, que mon père et ma mère te servent de rançon ! »
ارْمِ فِدَاكَ أَبِي وَأُمِّي
Paroles du Prophète ﷺ en arabe, dans la version d'al-Bukhârî
Abû Qatâda, qui n'était pas en état de sacralisation, chassa un âne sauvage ; certains Compagnons qui l'étaient en mangèrent, d'autres refusèrent. Interrogé, le Messager d'Allah ﷺ dit : « C'est une nourriture qu'Allah vous a donnée. »
إِنَّمَا هِيَ طُعْمَةٌ أَطْعَمَكُمُوهَا اللَّهُ
Paroles du Prophète ﷺ en arabe, dans la version d'al-Bukhârî
At-Tufayl ibn ‘Amr ad-Dawsî et ses compagnons dirent : « Ô Messager d'Allah, la tribu de Daws a désobéi et refusé [l'islam] : invoque Allah contre elle. » On crut que Daws était perdue, mais il dit : « Ô Allah, guide Daws et amène-les [à l'islam]. »
اللَّهُمَّ اهْدِ دَوْسًا وَائْتِ بِهِمْ
Paroles du Prophète ﷺ en arabe, dans la version d'al-Bukhârî
Héraclius fit lire la lettre du Messager d'Allah ﷺ : « Au nom d'Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux. De Muhammad, serviteur d'Allah et Son messager, à Héraclius, le grand des Byzantins. Paix sur quiconque suit la bonne direction. Je t'appelle à l'islam : embrasse l'islam, tu seras sauf ; embrasse l'islam, Allah te donnera deux fois ta récompense ; et si tu te détournes, tu porteras le péché de tes sujets. "Ô gens du Livre, venez à une parole commune entre nous et vous : que nous n'adorions qu'Allah, sans rien Lui associer, et que nous ne prenions pas les uns les autres pour seigneurs en dehors d'Allah. Puis s'ils se détournent, dites : Soyez témoins que nous, nous sommes soumis" [3:64]. »
J'ai reçu l'ordre de combattre les gens jusqu'à ce qu'ils disent : « Il n'y a de divinité qu'Allah. » Celui qui le dit a protégé de moi sa vie et ses biens, sauf en vertu d'un droit, et son compte revient à Allah. (Les savants rappellent que ce hadith concerne le contexte des guerres de l'époque prophétique et établit surtout que quiconque prononce l'attestation de foi est protégé ; il ne contredit pas le verset : « Nulle contrainte en religion » [2:256].)
Ô gens, ne souhaitez pas rencontrer l'ennemi, et demandez à Allah la préservation ; mais si vous le rencontrez, soyez endurants, et sachez que le Paradis est sous l'ombre des sabres. Puis il dit : « Ô Allah, Toi qui as fait descendre le Livre, qui fais courir les nuages et qui as mis en déroute les coalisés, mets-les en déroute et donne-nous la victoire sur eux. »
La veille de la prise de Khaybar, le Messager d'Allah ﷺ dit : « Je donnerai demain l'étendard à un homme qu'Allah et Son messager aiment – ou qui aime Allah et Son messager – et par qui Allah donnera la victoire. » (Il le remit le lendemain à ‘Alî ibn Abî Tâlib.)
لأُعْطِيَنَّ الرَّايَةَ ـ أَوْ قَالَ لَيَأْخُذَنَّ ـ غَدًا رَجُلٌ يُحِبُّهُ اللَّهُ وَرَسُولُهُ ـ أَوْ قَالَ يُحِبُّ اللَّهَ وَرَسُولَهُ ـ يَفْتَحُ اللَّهُ عَلَيْهِ
Paroles du Prophète ﷺ en arabe, dans la version d'al-Bukhârî
J'ai été envoyé avec les paroles concises et de vaste portée (jawâmi‘ al-kalim), j'ai été secouru par la crainte [inspirée à l'ennemi] ; et pendant que je dormais, on m'a apporté les clés des trésors de la terre, qui ont été placées dans ma main.
Le voyage est une part de souffrance : il prive chacun de vous de son sommeil, de sa nourriture et de sa boisson. Lorsque l'un de vous a accompli ce pour quoi il est parti, qu'il se hâte de rentrer auprès des siens.
Hâtib ibn Abî Balta‘a avait secrètement averti les Mecquois des préparatifs du Prophète ﷺ ; il s'expliqua sincèrement, et ‘Umar demanda à le punir comme hypocrite. Le Prophète ﷺ dit : « Il a pris part à [la bataille de] Badr ; et qu'en sais-tu ? Peut-être Allah a-t-Il regardé les gens de Badr et dit : "Faites ce que vous voulez, Je vous ai pardonné." »
À Khaybar, le Prophète ﷺ remit l'étendard à ‘Alî après avoir guéri ses yeux ; ‘Alî demanda : « Les combattrai-je jusqu'à ce qu'ils soient comme nous ? » Il dit : « Va doucement jusqu'à arriver sur leur territoire, puis appelle-les à l'islam et informe-les de leurs devoirs [envers Allah]. Par Allah, qu'Allah guide par toi un seul homme vaut mieux pour toi que les chameaux rouges (les biens les plus précieux). »
Jarîr ne tenait pas bien à cheval ; le Prophète ﷺ lui frappa la poitrine, au point que Jarîr vit la trace de ses doigts, et dit : « Ô Allah, affermis-le, et fais de lui un homme qui guide et qui est bien guidé. »
Chosroès a péri, et il n'y aura plus de Chosroès après lui ; César périra, et il n'y aura plus de César après lui ; et leurs trésors seront dépensés dans le sentier d'Allah.
En envoyant Mu‘âdh et Abû Mûsâ au Yémen, le Prophète ﷺ leur dit : « Facilitez et ne rendez pas les choses difficiles ; annoncez la bonne nouvelle et ne faites pas fuir ; entendez-vous et ne divergez pas. »
Le Prophète ﷺ parla de la fraude sur le butin (ghulûl) et en souligna la gravité : « Que je ne trouve pas l'un de vous, au Jour de la Résurrection, portant sur son cou un mouton qui bêle ou un cheval qui hennit, et me disant : "Ô Messager d'Allah, secours-moi !" Je lui répondrai : "Je ne peux rien pour toi, je t'avais transmis [le message]." » (Il cite de même le chameau, l'or et l'argent, et les étoffes.)
Allah garantit à celui qui combat dans Son sentier, et que seuls le combat dans Son sentier et la foi en Ses paroles ont fait sortir, de le faire entrer au Paradis, ou de le ramener à la demeure d'où il est sorti avec ce qu'il aura obtenu de récompense ou de butin.
Le Prophète ﷺ avait juré de ne pas fournir de montures aux Ash‘arites, faute d'en avoir, puis leur en donna. Ils s'inquiétèrent de son serment ; il dit : « Ce n'est pas moi qui vous ai donné des montures, c'est Allah. Et par Allah, si Allah le veut, je ne fais pas un serment puis ne vois autre chose de meilleur sans faire ce qui est meilleur et expier mon serment. »
Après le partage du butin de Hunayn, un homme dit que ce partage n'était pas équitable. Ibn Mas‘ûd le rapporta au Prophète ﷺ, qui dit : « Qui sera donc juste si Allah et Son messager ne le sont pas ? Qu'Allah fasse miséricorde à Mûsâ : il a été offensé plus que cela, et il a patienté. »
Les Ansâr, apprenant qu'Abû ‘Ubayda revenait de Bahreïn avec des biens, vinrent à la prière de l'aube ; le Prophète ﷺ sourit et dit : « Réjouissez-vous et espérez ce qui vous plaira. Par Allah, ce n'est pas la pauvreté que je crains pour vous ; je crains plutôt que ce monde ne vous soit largement ouvert comme il l'a été pour ceux d'avant vous, que vous rivalisiez pour lui comme ils ont rivalisé, et qu'il vous perde comme il les a perdus. »
Le Prophète ﷺ voulut attribuer aux Ansâr des terres de Bahreïn ; ils refusèrent tant que leurs frères de Quraysh n'en recevraient pas autant. Il leur dit : « Vous verrez après moi des préférences [accordées à d'autres] : soyez patients jusqu'à ce que vous me rencontriez au Bassin. »
À al-Hudaybiya, ‘Umar ne comprenait pas les conditions de la trêve et demanda : « Ne sommes-nous pas dans le vrai ? » Le Prophète ﷺ répondit : « Ô Ibn al-Khattâb, je suis le Messager d'Allah, et Allah ne m'abandonnera jamais. » (La trêve se révéla ensuite une victoire, comme l'annonça la sourate al-Fath.)
Sa‘d ibn ‘Ubâda dit : « Si je voyais un homme avec ma femme, je le frapperais du tranchant de mon sabre. » Le Prophète ﷺ dit : « Vous étonnez-vous de la jalousie de Sa‘d ? Je suis plus jaloux que lui, et Allah est plus jaloux que moi ; et c'est en raison de Sa jalousie qu'Allah a interdit les turpitudes, apparentes et cachées. » (La jalousie louable n'autorise pas à se faire justice soi-même : la Loi exige quatre témoins ou le serment d'anathème.)
Le sang d'un musulman qui atteste qu'il n'y a de divinité qu'Allah et que je suis le Messager d'Allah n'est licite que dans l'un de trois cas : la vie pour la vie, l'homme marié qui commet l'adultère, et celui qui abandonne la religion en se séparant de la communauté. (Les savants rappellent que ces peines ne relèvent que de l'autorité judiciaire légitime, avec des preuves strictes, et jamais de l'initiative d'un particulier.)
Un homme demanda : « Ô Messager d'Allah, serons-nous tenus responsables de ce que nous avons fait avant l'islam ? » Il dit : « Celui qui agit bien dans l'islam ne sera pas tenu responsable de ce qu'il a fait avant l'islam ; et celui qui agit mal dans l'islam sera tenu responsable du premier et du dernier. »
Deux hommes qui accompagnaient Abû Mûsâ demandèrent un poste de gouverneur. Le Prophète ﷺ dit : « Nous ne confions pas notre charge à celui qui la recherche ; mais toi, ô Abû Mûsâ, va au Yémen. »
لَنْ ـ أَوْ ـ لاَ نَسْتَعْمِلُ عَلَى عَمَلِنَا مَنْ أَرَادَهُ، وَلَكِنِ اذْهَبْ أَنْتَ يَا أَبَا مُوسَى ـ أَوْ يَا عَبْدَ اللَّهِ بْنَ قَيْسٍ ـ إِلَى الْيَمَنِ
Paroles du Prophète ﷺ en arabe, dans la version d'al-Bukhârî
Lorsque fut révélé : « Ceux qui ont cru et n'ont pas mêlé leur foi d'injustice… » [6:82], les Compagnons s'en inquiétèrent : « Qui d'entre nous ne s'est pas fait de tort à lui-même ? » Le Messager d'Allah ﷺ dit : « Ce n'est pas ce que vous pensez ; c'est comme Luqmân dit à son fils : "Ô mon fils, n'associe rien à Allah, car l'association est une injustice énorme" [31:13]. »
Un percepteur des aumônes, Ibn al-Lutbiyya, dit en revenant : « Ceci est pour vous, et ceci m'a été offert. » Le Prophète ﷺ prêcha : « Qu'il reste donc dans la maison de son père et de sa mère, et qu'il voie si on lui offre des cadeaux ! Par Allah, aucun de vous ne prendra quelque chose sans droit sans qu'il ne rencontre Allah en le portant au Jour de la Résurrection. » (Leçon : le cadeau fait à un agent public en raison de sa fonction est une forme de corruption.)
Que celui qui voit de son gouverneur une chose qu'il réprouve patiente, car quiconque se sépare de la communauté d'un empan et meurt ainsi meurt d'une mort comparable à celle de l'époque préislamique.
Que nul d'entre vous ne pointe une arme vers son frère, car il ne sait pas : peut-être Satan la ferait-il partir de sa main, et il tomberait dans une fosse du Feu.
Lorsque l'un de vous passe dans notre mosquée ou notre marché avec des flèches, qu'il en tienne les pointes dans sa main, de peur qu'il n'en blesse un musulman.
Lorsqu'Allah fait descendre un châtiment sur un peuple, le châtiment atteint tous ceux qui s'y trouvent ; puis ils seront ressuscités selon leurs œuvres.
Personne n'interrogea le Prophète ﷺ sur le faux Messie autant que moi. Il me dit : « En quoi te nuirait-il ? » Je dis : « On dit qu'il aura avec lui une montagne de pain et un fleuve d'eau. » Il dit : « Il est trop insignifiant devant Allah pour cela. » (C'est-à-dire : Allah ne fera pas de ces illusions une preuve de sa véracité.)
هُوَ أَهْوَنُ عَلَى اللَّهِ مِنْ ذَلِكَ
Paroles du Prophète ﷺ en arabe, dans la version d'al-Bukhârî
Le faux Messie viendra, mais il lui est interdit de franchir les passages de Médine ; il s'arrêtera sur une terre saline près de Médine. Ce jour-là sortira vers lui un homme qui sera parmi les meilleurs des gens, et qui dira : « J'atteste que tu es le faux Messie dont le Messager d'Allah ﷺ nous a parlé. » Le faux Messie dira : « Si je tue cet homme puis lui redonne vie, douterez-vous encore ? » Ils diront : « Non. » Il le tuera puis lui redonnera vie, et l'homme dira : « Par Allah, je n'ai jamais été plus lucide à ton sujet qu'aujourd'hui. » Le faux Messie voudra le tuer [de nouveau], mais n'en aura plus le pouvoir.
Celui qui m'obéit obéit à Allah, et celui qui me désobéit désobéit à Allah ; celui qui obéit à mon chef m'obéit, et celui qui désobéit à mon chef me désobéit.
Un chef d'expédition, en colère, ordonna à ses hommes d'entrer dans un feu qu'il avait fait allumer ; ils hésitèrent, et le feu s'éteignit. Le Prophète ﷺ dit : « S'ils y étaient entrés, ils n'en seraient jamais sortis : l'obéissance n'est due que dans le bien. »
Une nuit, le Prophète ﷺ ne trouvait pas le sommeil et dit : « Si seulement un homme vertueux parmi mes compagnons montait la garde pour moi cette nuit ! » (Sa‘d ibn Abî Waqqâs vint alors le garder, et il s'endormit.)
Le jour du Fossé, le Prophète ﷺ demanda trois fois un volontaire [pour aller en reconnaissance], et c'est chaque fois az-Zubayr qui se proposa. Il dit : « Chaque prophète a un disciple dévoué (hawârî), et mon disciple dévoué est az-Zubayr. »
Le Prophète ﷺ entra dans un jardin et chargea Abû Mûsâ de garder la porte ; un homme demanda à entrer, et il dit : « Laisse-le entrer, et annonce-lui le Paradis. » (C'était Abû Bakr ; il en fut de même ensuite pour ‘Umar et ‘Uthmân.)
ائْذَنْ لَهُ، وَبَشِّرْهُ بِالْجَنَّةِ
Paroles du Prophète ﷺ en arabe, dans la version d'al-Bukhârî