Recommandez-vous mutuellement le bien envers les femmes, car la femme a été créée d'une côte, et ce qu'il y a de plus courbé dans la côte est sa partie supérieure : si tu veux la redresser, tu la briseras ; et si tu la laisses, elle restera courbée. Recommandez-vous donc le bien envers les femmes.
Le toit de ma maison s'ouvrit alors que j'étais à La Mecque ; Jibrîl descendit, m'ouvrit la poitrine et la lava avec l'eau de Zamzam, puis il apporta une bassine d'or remplie de sagesse et de foi, qu'il versa dans ma poitrine avant de la refermer. Puis il me prit par la main et m'éleva vers le ciel le plus proche. Jibrîl dit au gardien du ciel : « Ouvre. » – « Qui est-ce ? » – « Jibrîl. » – « Quelqu'un est-il avec toi ? » – « Muhammad est avec moi. » – « A-t-il été appelé ? » – « Oui. » Et il ouvrit. (Début du récit de l'ascension céleste, al-Mi‘râj, où furent prescrites les cinq prières.)
Le Prophète ﷺ entra chez elle effrayé, disant : « Il n'y a de divinité qu'Allah ! Malheur aux Arabes à cause d'un mal qui s'approche : aujourd'hui, une brèche comme ceci s'est ouverte dans la digue de Ya’jûj et Ma’jûj » (et il forma un cercle avec le pouce et l'index). Zaynab demanda : « Périrons-nous alors qu'il y a parmi nous des vertueux ? » Il répondit : « Oui, lorsque la corruption se sera multipliée. »
Allah dira : « Ô Âdam ! » Il répondra : « Me voici, à Ton service, le bien est entre Tes mains. » Allah dira : « Fais sortir le contingent du Feu. » – « Quel est le contingent du Feu ? » – « De chaque mille, neuf cent quatre-vingt-dix-neuf. » C'est alors que l'enfant blanchira, que toute femme enceinte avortera, et que tu verras les gens ivres sans qu'ils le soient, mais le châtiment d'Allah est terrible. (Il rassura ensuite les Compagnons : face à Ya’jûj et Ma’jûj, leur proportion parmi les hommes est comme un poil blanc sur un taureau noir.)
On demanda : « Ô Messager d'Allah, quel est le plus noble des hommes ? » Il dit : « Le plus pieux d'entre eux. » – « Ce n'est pas cela que nous demandons. » – « Alors Yûsuf, prophète d'Allah, fils d'un prophète d'Allah, fils d'un prophète d'Allah, fils de l'ami intime d'Allah. » – « Ce n'est pas cela non plus. » – « C'est donc sur les lignées des Arabes que vous m'interrogez ? Les meilleurs d'entre eux avant l'islam sont les meilleurs d'entre eux dans l'islam, s'ils acquièrent la science de la religion. »
Les Compagnons demandèrent : « Ô Messager d'Allah, comment devons-nous prier sur toi ? » Il dit : « Dites : Ô Allah, prie sur Muhammad, sur ses épouses et sur sa descendance, comme Tu as prié sur la famille d'Ibrâhîm ; et bénis Muhammad, ses épouses et sa descendance, comme Tu as béni la famille d'Ibrâhîm : Tu es certes Digne de louange et de gloire. »
Les Compagnons demandèrent : « Ô Messager d'Allah, comment prier sur vous, gens de la maison ? Allah nous a déjà appris comment saluer. » Il dit : « Dites : Ô Allah, prie sur Muhammad et sur la famille de Muhammad, comme Tu as prié sur Ibrâhîm et sur la famille d'Ibrâhîm : Tu es Digne de louange et de gloire. Ô Allah, bénis Muhammad et la famille de Muhammad, comme Tu as béni Ibrâhîm et la famille d'Ibrâhîm : Tu es Digne de louange et de gloire. »
Il fut dit aux fils d'Israël : « Entrez par la porte en vous prosternant et dites : "Hitta" (pardon). » Mais ils changèrent [la parole et l'acte] : ils entrèrent en se traînant sur leur postérieur et dirent : « Un grain dans un épi. »
Âdam et Mûsâ discutèrent. Mûsâ lui dit : « Tu es Âdam, que sa faute a fait sortir du Paradis ? » Âdam lui répondit : « Tu es Mûsâ, qu'Allah a choisi par Ses messages et Sa parole, et tu me blâmes pour une chose qui m'a été décrétée avant que je sois créé ? » Ainsi Âdam l'emporta sur Mûsâ. (Les savants précisent qu'Âdam s'était déjà repenti et avait été pardonné : il évoque le décret au sujet du malheur survenu, non pour excuser le péché.)
Beaucoup d'hommes ont atteint la perfection, mais parmi les femmes, seules l'ont atteinte Âsiya, la femme de Fir‘awn, et Maryam, fille d'‘Imrân ; et la supériorité de ‘Â’isha sur les [autres] femmes est comme celle du tharîd (plat de pain et de viande) sur les autres mets.
Le jeûne le plus aimé d'Allah est celui de Dâwûd : il jeûnait un jour et rompait le jeûne un jour ; et la prière la plus aimée d'Allah est celle de Dâwûd : il dormait la moitié de la nuit, priait un tiers et dormait un sixième.
Deux femmes avaient chacune leur fils ; un loup emporta l'un des deux enfants. Chacune dit à l'autre : « C'est ton fils qu'il a emporté. » Elles portèrent l'affaire devant Dâwûd, qui donna l'enfant à l'aînée. Elles allèrent ensuite voir Sulaymân, fils de Dâwûd, qui dit : « Apportez-moi un couteau, je vais le partager entre elles. » La plus jeune s'écria : « Ne fais pas cela, qu'Allah te fasse miséricorde ! C'est son fils. » Il donna alors l'enfant à la plus jeune.
Les femmes de Quraysh sont les meilleures femmes qui aient monté des chameaux : les plus tendres envers l'enfant, et les plus soucieuses des biens de leur mari.
La nuit du voyage nocturne, j'ai rencontré Mûsâ : un homme élancé, aux cheveux lisses, comme les hommes de Shanû’a ; j'ai rencontré ‘Îsâ : de taille moyenne, au teint rosé, comme s'il sortait du bain ; et j'ai vu Ibrâhîm : je suis celui de ses descendants qui lui ressemble le plus. On m'apporta deux récipients, l'un de lait, l'autre de vin, et l'on me dit : « Prends celui que tu veux. » Je pris le lait et le bus, et l'on me dit : « Tu as été guidé vers la saine nature (al-fitra) ; si tu avais pris le vin, ta communauté se serait égarée. »
لَيْلَةَ أُسْرِيَ بِهِ لَقِيتُ مُوسَى ـ قَالَ فَنَعَتَهُ ـ فَإِذَا رَجُلٌ ـ حَسِبْتُهُ قَالَ ـ مُضْطَرِبٌ رَجِلُ الرَّأْسِ، كَأَنَّهُ مِنْ رِجَالِ شَنُوءَةَ ـ قَالَ ـ وَلَقِيتُ عِيسَى ـ فَنَعَتَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ ـ رَبْعَةٌ أَحْمَرُ كَأَنَّمَا خَرَجَ مِنْ دِيمَاسٍ ـ يَعْنِي الْحَمَّامَ ـ وَرَأَيْتُ إِبْرَاهِيمَ، وَأَنَا أَشْبَهُ وَلَدِهِ بِهِ ـ قَالَ ـ وَأُتِيتُ بِإِنَاءَيْنِ أَحَدُهُمَا لَبَنٌ وَالآخَرُ فِيهِ خَمْرٌ، فَقِيلَ لِي خُذْ أَيَّهُمَا شِئْتَ. فَأَخَذْتُ اللَّبَنَ فَشَرِبْتُهُ، فَقِيلَ لِي هُدِيتَ الْفِطْرَةَ، أَوْ أَصَبْتَ الْفِطْرَةَ، أَمَا إِنَّكَ لَوْ أَخَذْتَ الْخَمْرَ غَوَتْ أُمَّتُكَ
Paroles du Prophète ﷺ en arabe, dans la version d'al-Bukhârî
Pendant mon sommeil, je me suis vu faire le tour de la Ka‘ba ; il y avait un homme au teint brun, aux cheveux lisses, soutenu par deux hommes, la tête ruisselante d'eau. Je demandai : « Qui est-ce ? » On répondit : « Le fils de Maryam. » Puis je me retournai et vis un homme rougeaud, corpulent, aux cheveux crépus, borgne de l'œil droit, comme si son œil était un grain de raisin saillant. Je demandai : « Qui est-ce ? » On répondit : « C'est le faux Messie (ad-Dajjâl). »
‘Îsâ, fils de Maryam, vit un homme voler et lui dit : « As-tu volé ? » Il répondit : « Non, par Allah, en dehors de qui il n'y a pas de divinité ! » ‘Îsâ dit : « Je crois en Allah, et je démens mes yeux. »
Les fils d'Israël étaient gouvernés par les prophètes : chaque fois qu'un prophète mourait, un autre lui succédait. Or il n'y a pas de prophète après moi ; il y aura des califes, et ils seront nombreux. On demanda : « Que nous ordonnes-tu ? » Il dit : « Restez fidèles à l'allégeance du premier, puis du premier ; donnez-leur leur droit, car Allah les interrogera sur ce dont Il les a chargés. »
Les Juifs et les Chrétiens ne teignent pas [leurs cheveux blancs] : distinguez-vous d'eux. (La teinture des cheveux blancs, au henné notamment, est recommandée ; les savants divergent sur la teinture en noir, que beaucoup réprouvent.)
Un chien tournait autour d'un puits, près de mourir de soif, quand une prostituée des fils d'Israël le vit : elle ôta sa chaussure, lui puisa de l'eau et lui donna à boire ; il lui fut pardonné pour cela.
Un homme acheta à un autre un terrain et y trouva une jarre remplie d'or. L'acheteur dit au vendeur : « Prends ton or : je ne t'ai acheté que la terre, pas l'or. » Le vendeur répondit : « Je t'ai vendu la terre et ce qu'elle contient. » Ils portèrent leur affaire devant un homme qui leur demanda : « Avez-vous des enfants ? » L'un dit : « J'ai un garçon », l'autre : « J'ai une fille. » Il dit : « Mariez le garçon à la fille, dépensez de cet or pour eux, et faites-en aumône. »
La peste est un châtiment qui a été envoyé sur une partie des fils d'Israël, ou sur ceux qui étaient avant vous. Lorsque vous apprenez qu'elle sévit dans une contrée, n'y allez pas ; et lorsqu'elle survient dans une contrée où vous êtes, n'en sortez pas pour la fuir.
Une femme noble de la tribu de Makhzûm avait volé ; on pria Usâma ibn Zayd d'intercéder. Le Messager d'Allah ﷺ lui dit : « Intercèdes-tu au sujet d'une des peines prescrites par Allah ? » Puis il se leva et prêcha : « Ce qui a perdu ceux qui étaient avant vous, c'est que lorsqu'un noble parmi eux volait, ils le laissaient, et lorsqu'un faible volait, ils lui appliquaient la peine. Par Allah, si Fâtima, fille de Muhammad, volait, je lui couperais la main. » (Leçon : l'égalité de tous devant la loi.)
C'est comme si je voyais encore le Prophète ﷺ raconter l'histoire d'un prophète que son peuple avait frappé jusqu'au sang ; il essuyait le sang de son visage en disant : « Ô Allah, pardonne à mon peuple, car ils ne savent pas. »
Un homme prêtait aux gens et disait à son serviteur : « Lorsque tu viens chez quelqu'un en difficulté, accorde-lui une remise ; peut-être Allah nous accordera-t-Il une remise. » Il rencontra Allah, et Allah lui fit remise [de ses fautes].
Une femme fut châtiée à cause d'une chatte qu'elle avait enfermée jusqu'à ce qu'elle meure, et elle entra pour cela au Feu : elle ne l'avait ni nourrie ni abreuvée en l'enfermant, et ne l'avait pas laissée manger les petites bêtes de la terre.
Il n'est pas d'homme qui se réclame sciemment d'un autre que son père sans commettre un acte d'ingratitude ; et celui qui se réclame d'un peuple auquel il n'appartient pas, qu'il se prépare sa place dans le Feu.
J'ai vu ‘Amr ibn ‘Âmir ibn Luhayy al-Khuzâ‘î traîner ses entrailles dans le Feu : il fut le premier à instituer [chez les Arabes] les bêtes consacrées aux idoles (sâ’iba).
J'ai cinq noms : je suis Muhammad, je suis Ahmad, je suis al-Mâhî (celui par qui Allah efface la mécréance), je suis al-Hâshir (celui sur les pas de qui les gens seront rassemblés), et je suis al-‘Âqib (le dernier, après qui il n'y a pas de prophète).
Mon exemple et celui des prophètes avant moi est celui d'un homme qui a construit une maison, l'a embellie et parachevée, sauf l'emplacement d'une brique dans un angle. Les gens en faisaient le tour, l'admiraient et disaient : « Si seulement cette brique avait été posée ! » Je suis cette brique, et je suis le sceau des prophètes.
Les gens de la Suffa (la banquette de la mosquée) étaient pauvres ; le Prophète ﷺ dit : « Que celui qui a de quoi nourrir deux personnes en emmène un troisième, et que celui qui a de quoi en nourrir quatre en emmène un cinquième ou un sixième. »
Il y aura des troubles (fitan) où celui qui est assis vaudra mieux que celui qui est debout, celui qui est debout mieux que celui qui marche, et celui qui marche mieux que celui qui court. Celui qui s'y expose, ils l'emporteront ; et celui qui trouve un refuge ou un abri, qu'il s'y réfugie.
Il y aura [après moi] des préférences injustes et des choses que vous réprouverez. Ils demandèrent : « Ô Messager d'Allah, que nous ordonnes-tu ? » Il dit : « Acquittez-vous du droit qui vous incombe, et demandez à Allah ce qui vous revient. »
Hudhayfa interrogeait le Prophète ﷺ sur le mal, de peur qu'il ne l'atteigne. Il lui annonça des « appelants aux portes de l'Enfer, de notre peau et parlant notre langue ». Hudhayfa demanda : « Que m'ordonnes-tu si cela m'atteint ? » – « Reste attaché à la communauté des musulmans et à leur imam. » – « Et s'ils n'ont ni communauté ni imam ? » – « Alors écarte-toi de toutes ces factions, quand bien même tu devrais mordre la racine d'un arbre jusqu'à ce que la mort te trouve en cet état. »
Pendant un partage, Dhû l-Khuwaysira dit : « Ô Messager d'Allah, sois juste ! » Il répondit : « Malheur à toi ! Et qui sera juste si je ne le suis pas ? » ‘Umar demanda la permission de le punir ; il dit : « Laisse-le : il aura des compagnons auprès de la prière desquels l'un de vous méprisera sa propre prière, et auprès de leur jeûne son propre jeûne ; ils récitent le Coran sans qu'il dépasse leurs gorges ; ils sortent de la religion comme la flèche traverse le gibier. » (Hadith sur les Khârijites : la piété apparente sans compréhension mène à l'extrémisme.)
Pendant l'émigration vers Médine, Surâqa ibn Mâlik les rattrapa ; Abû Bakr dit : « Ô Messager d'Allah, on nous a rejoints ! » Il répondit : « Ne t'afflige pas, Allah est avec nous. »
لاَ تَحْزَنْ، إِنَّ اللَّهَ مَعَنَا
Paroles du Prophète ﷺ en arabe, dans la version d'al-Bukhârî
J'ai vu en rêve que j'émigrais de La Mecque vers une terre de palmiers ; je pensais qu'il s'agissait d'al-Yamâma ou de Hajar, mais c'était Médine, Yathrib. J'ai vu dans ce rêve que je brandissais un sabre dont la pointe se brisait : ce furent les croyants touchés le jour d'Uhud ; puis je le brandis de nouveau et il redevint meilleur qu'il n'était : ce fut la victoire et le rassemblement des croyants qu'Allah apporta.
Les meilleurs des gens sont ceux de ma génération, puis ceux qui les suivent, puis ceux qui les suivent ; puis viendront des gens dont le témoignage devancera le serment, et le serment le témoignage.
Pendant mon sommeil, je me suis vu près d'un puits muni d'un seau ; j'en ai puisé ce qu'Allah a voulu. Puis le fils d'Abû Quhâfa (Abû Bakr) le prit et en puisa un seau ou deux, avec quelque faiblesse – et qu'Allah lui pardonne sa faiblesse. Puis le seau devint un grand seau, et le fils d'al-Khattâb ('Umar) le prit : je n'ai jamais vu d'homme fort puiser comme ‘Umar, au point que les gens abreuvèrent [leurs bêtes] et s'installèrent [près de l'eau].
Celui qui laisse traîner son vêtement par orgueil, Allah ne le regardera pas au Jour de la Résurrection. (Abû Bakr fit remarquer que son vêtement glissait malgré lui ; le Prophète ﷺ lui dit : « Tu n'es pas de ceux qui le font par orgueil. »)
Un homme demanda au Prophète ﷺ : « Quand viendra l'Heure ? » Il dit : « Qu'as-tu préparé pour elle ? » – « Rien, sinon que j'aime Allah et Son messager. » – « Tu seras avec ceux que tu aimes. » (Anas dit : « Rien ne nous a autant réjouis que cette parole. »)
أَنْتَ مَعَ مَنْ أَحْبَبْتَ
Paroles du Prophète ﷺ en arabe, dans la version d'al-Bukhârî
Le Prophète ﷺ dit à ‘Alî [en le laissant à Médine lors de l'expédition de Tabûk] : « N'es-tu pas satisfait d'être pour moi ce que Hârûn était pour Mûsâ ? » (Dans la version de Muslim, il ajoute : « sauf qu'il n'y a pas de prophète après moi. »)
Le Prophète ﷺ nomma Usâma ibn Zayd à la tête d'une expédition, et certains critiquèrent ce commandement. Il dit : « Si vous critiquez son commandement, vous critiquiez déjà auparavant celui de son père ; par Allah, il était digne du commandement, il était parmi les gens qui me sont les plus chers, et celui-ci est parmi les gens qui me sont les plus chers après lui. »
Apprenez la récitation du Coran auprès de quatre : ‘Abd Allâh ibn Mas‘ûd – il commença par lui –, Sâlim, l'affranchi d'Abû Hudhayfa, Ubayy ibn Ka‘b et Mu‘âdh ibn Jabal.
Le Prophète ﷺ vit des femmes et des enfants des Ansâr revenir d'une noce ; il se leva et dit : « Ô Allah [j'en prends à témoin] : vous êtes parmi les gens qui me sont les plus chers. »
اللَّهُمَّ أَنْتُمْ مِنْ أَحَبِّ النَّاسِ إِلَىَّ
Paroles du Prophète ﷺ en arabe, dans la version d'al-Bukhârî
Les meilleures familles des Ansâr sont les Banû n-Najjâr, puis les Banû ‘Abd al-Ash‘hal, puis les Banû l-Hârith ibn al-Khazraj, puis les Banû Sâ‘ida ; et dans toutes les familles des Ansâr il y a du bien.
Le Messager d'Allah ﷺ vint à nous pendant que nous creusions le fossé (al-Khandaq) et portions la terre sur nos épaules ; il dit : « Ô Allah, il n'est de vraie vie que la vie de l'au-delà : pardonne donc aux Émigrés et aux Ansâr. »
Le Prophète ﷺ dit à Ubayy [ibn Ka‘b] : « Allah m'a ordonné de te réciter : "Ceux qui ont mécru…" (sourate 98). » Ubayy demanda : « Il t'a cité mon nom ? » – « Oui. » Et Ubayy pleura.
‘Abd Allâh ibn Salâm vit en rêve un jardin au milieu duquel se dressait une colonne surmontée d'une anse ; il y grimpa et la saisit. Le Prophète ﷺ lui expliqua : « Ce jardin est l'islam, cette colonne est la colonne de l'islam, et cette anse est l'anse la plus solide : tu resteras sur l'islam jusqu'à ta mort. »
La parole la plus vraie qu'ait dite un poète est celle de Labîd : « Tout, hormis Allah, est vain. » Et Umayya ibn Abî s-Salt a failli embrasser l'islam.
On mentionna devant le Prophète ﷺ son oncle [Abû Tâlib] ; il dit : « Peut-être mon intercession lui sera-t-elle utile au Jour de la Résurrection : il sera placé dans une partie peu profonde du Feu, qui lui arrivera aux chevilles. » (C'est l'allègement du châtiment le plus faible, en raison de sa protection du Prophète ﷺ.)
Lorsque Quraysh m'a démenti [au sujet du voyage nocturne], je me suis tenu dans le Hijr, et Allah m'a dévoilé Jérusalem : je me mis à leur décrire ses signes en la regardant.
Malade à La Mecque, Sa‘d craignait d'y mourir et d'être « laissé en arrière » par ses compagnons émigrés. Le Prophète ﷺ lui dit : « Laisser tes héritiers riches vaut mieux que les laisser dans le besoin, tendant la main aux gens ; tu ne feras aucune dépense recherchant la face d'Allah sans en être récompensé, même la bouchée que tu mets dans la bouche de ta femme. Si tu restes, tu n'accompliras aucune œuvre recherchant la face d'Allah sans t'élever d'un degré ; et peut-être vivras-tu, de sorte que des gens profiteront de toi et que d'autres en pâtiront. » (Sa‘d guérit et vécut longtemps ; il conduisit la conquête de l'Irak.)
À son arrivée à Médine, le Prophète ﷺ trouva les Juifs jeûnant le jour de ‘Âshûrâ’ ; ils expliquèrent : « C'est le jour où Allah a donné à Mûsâ et aux fils d'Israël la victoire sur Fir‘awn. » Il dit : « Nous avons plus de droit sur Mûsâ que vous », et il ordonna de jeûner ce jour.
نَحْنُ أَوْلَى بِمُوسَى مِنْكُمْ
Paroles du Prophète ﷺ en arabe, dans la version d'al-Bukhârî
Al-Miqdâd demanda : « Si je rencontre un mécréant qui me coupe la main au combat, puis se réfugie derrière un arbre et dit : "Je me soumets à Allah", dois-je le tuer ? » Il répondit : « Ne le tue pas. Si tu le tues, il sera à ta place avant que tu ne le tues, et tu seras à sa place avant qu'il n'ait dit sa parole. » (C'est-à-dire : son sang devient sacré, et le tien serait passible du talion.)
Montrant sa dent brisée [à Uhud], le Messager d'Allah ﷺ dit : « La colère d'Allah est violente contre des gens qui ont fait cela à Son prophète ; la colère d'Allah est violente contre un homme que le Messager d'Allah tue dans le sentier d'Allah. »
اشْتَدَّ غَضَبُ اللَّهِ عَلَى قَوْمٍ فَعَلُوا بِنَبِيِّهِ ـ يُشِيرُ إِلَى رَبَاعِيَتِهِ ـ اشْتَدَّ غَضَبُ اللَّهِ عَلَى رَجُلٍ يَقْتُلُهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي سَبِيلِ اللَّهِ
Paroles du Prophète ﷺ en arabe, dans la version d'al-Bukhârî
Le Messager d'Allah ﷺ disait : « Il n'y a de divinité qu'Allah, Seul ; Il a rendu puissante Son armée, secouru Son serviteur et vaincu, à Lui seul, les coalisés ; et il n'y a rien après Lui. »
Après avoir repris aux assaillants les chamelles volées, Salama demanda au Prophète ﷺ d'envoyer des hommes les poursuivre. Il lui répondit : « Ô Ibn al-Akwa‘, tu l'as emporté : sois donc clément. »
يَا ابْنَ الأَكْوَعِ، مَلَكْتَ فَأَسْجِحْ
Paroles du Prophète ﷺ en arabe, dans la version d'al-Bukhârî
À Khaybar, ‘Âmir ibn al-Akwa‘ fut blessé à mort par son propre sabre ; on prétendit que son œuvre était perdue. Le Prophète ﷺ dit : « Celui qui a dit cela a menti : il a deux récompenses » – et il joignit ses deux doigts – « c'était un homme qui faisait effort et combattait [dans le sentier d'Allah]. »
كَذَبَ مَنْ قَالَهُ، إِنَّ لَهُ لأَجْرَيْنِ ـ وَجَمَعَ بَيْنَ إِصْبَعَيْهِ ـ إِنَّهُ لَجَاهِدٌ مُجَاهِدٌ قَلَّ عَرَبِيٌّ مَشَى بِهَا مِثْلَهُ
Paroles du Prophète ﷺ en arabe, dans la version d'al-Bukhârî
Je reconnais les voix des compagnons Ash‘arites récitant le Coran lorsqu'ils rentrent la nuit, et je reconnais leurs demeures à leurs voix récitant le Coran la nuit, même si je n'ai pas vu leurs demeures lorsqu'ils s'y sont installés le jour.
Lors d'une expédition, Usâma tua un homme alors que celui-ci venait de dire : « Il n'y a de divinité qu'Allah. » Le Prophète ﷺ l'apprit et lui dit : « Ô Usâma, l'as-tu tué après qu'il eut dit : "Il n'y a de divinité qu'Allah" ? » (Il répéta ces mots jusqu'à ce qu'Usâma souhaite ne pas avoir été musulman avant ce jour.)
Le jour de la conquête, le Prophète ﷺ entra à La Mecque alors que trois cent soixante idoles entouraient la Maison ; il les frappait d'un bâton qu'il tenait en disant : « La vérité est venue et le faux a disparu » [17:81], « La vérité est venue, et le faux ne peut ni commencer ni recommencer » [34:49].
Après la mort d'Abû ‘Âmir au combat, le Prophète ﷺ fit ses ablutions, leva les mains et invoqua pour lui ; Abû Mûsâ lui demanda d'invoquer aussi pour lui. Il dit : « Ô Allah, pardonne à ‘Abd Allâh ibn Qays (Abû Mûsâ) son péché, et fais-le entrer au Jour de la Résurrection dans une noble demeure. »
Un homme vint demander au Prophète ﷺ ce qu'il devait faire pour sa ‘umra, alors qu'il portait une tunique et était imprégné de parfum. Après avoir reçu la révélation, le Prophète ﷺ lui dit : « Le parfum qui est sur toi, lave-le trois fois ; la tunique, ôte-la ; puis fais dans ta ‘umra ce que tu fais dans ton pèlerinage. »
Après Hunayn, le Prophète ﷺ réunit des Ansâr [déçus du partage] et leur dit : « Les Qurayshites sont récemment sortis de l'ignorance préislamique et de l'épreuve ; j'ai voulu les réconforter et gagner leurs cœurs. Ne serez-vous pas satisfaits que les gens repartent avec les biens de ce monde, et que vous repartiez chez vous avec le Messager d'Allah ? »
إِنَّ قُرَيْشًا حَدِيثُ عَهْدٍ بِجَاهِلِيَّةٍ وَمُصِيبَةٍ، وَإِنِّي أَرَدْتُ أَنْ أَجْبُرَهُمْ وَأَتَأَلَّفَهُمْ أَمَا تَرْضَوْنَ أَنْ يَرْجِعَ النَّاسُ بِالدُّنْيَا، وَتَرْجِعُونَ بِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِلَى بُيُوتِكُمْ
Paroles du Prophète ﷺ en arabe, dans la version d'al-Bukhârî
Pendant mon sommeil, on m'apporta les trésors de la terre, et deux bracelets d'or furent placés dans ma main ; ils me pesèrent. Il me fut révélé de souffler dessus ; je soufflai et ils disparurent. Je les ai interprétés comme les deux imposteurs entre lesquels je me trouve : celui de Sanaa et celui d'al-Yamâma.
Les gens de Najrân demandèrent au Prophète ﷺ de leur envoyer un homme digne de confiance. Il dit : « Je vous enverrai un homme vraiment digne de confiance » (et il envoya Abû ‘Ubayda ibn al-Jarrâh).
Les gens du Yémen sont venus à vous : ils ont les cœurs les plus tendres et les plus sensibles ; la compréhension [de la religion] est yéménite, et la sagesse est yéménite.
Lorsqu'il était en bonne santé, le Messager d'Allah ﷺ disait : « Aucun prophète n'est rappelé à Allah avant d'avoir vu sa place au Paradis ; puis on lui laisse le choix [entre vivre et partir]. »
‘Â’isha prêta l'oreille au Prophète ﷺ avant sa mort, adossé contre elle ; il disait : « Ô Allah, pardonne-moi, fais-moi miséricorde, et réunis-moi au Compagnon suprême. »