On épouse une femme pour quatre [raisons] : pour ses biens, pour sa noblesse, pour sa beauté et pour sa religion. Choisis celle qui a de la religion, tu réussiras.
On évoqua le mauvais présage devant le Prophète ﷺ ; il dit : « S'il y avait un mauvais présage en quelque chose, ce serait dans la maison, la femme et le cheval. »
Je n'ai pas laissé après moi d'épreuve plus nuisible pour les hommes que les femmes. (C'est-à-dire l'attirance qui peut détourner l'homme de ses devoirs ; ce n'est pas un blâme des femmes en elles-mêmes.)
Umm Habîba proposa au Prophète ﷺ d'épouser sa sœur ; il dit : « Cela ne m'est pas permis. » Elle dit qu'on prétendait qu'il voulait épouser la fille d'Abû Salama. Il dit : « Même si elle n'était pas ma belle-fille élevée dans ma maison, elle ne me serait pas permise : elle est la fille de mon frère de lait. Thuwayba nous a allaités, Abû Salama et moi. Ne me proposez donc ni vos filles ni vos sœurs. »
On ne marie pas la femme déjà mariée auparavant (ayyim) sans la consulter, ni la vierge sans lui demander son accord. On demanda : « Ô Messager d'Allah, comment donne-t-elle son accord ? » Il dit : « En se taisant. »
Le Prophète ﷺ vit sur ‘Abd ar-Rahmân ibn ‘Awf une trace de parfum safrané. « Qu'est-ce donc ? » – « J'ai épousé une femme pour le poids d'un noyau d'or. » – « Qu'Allah te bénisse ! Offre un repas de noces, ne serait-ce qu'avec un mouton. »
بَارَكَ اللَّهُ لَكَ، أَوْلِمْ وَلَوْ بِشَاةٍ
Paroles du Prophète ﷺ en arabe, dans la version d'al-Bukhârî
Un prophète parmi les prophètes partit en expédition et dit à son peuple : « Que ne me suive pas un homme qui a conclu un mariage et veut le consommer sans l'avoir encore fait… » (Le hadith poursuit : le butin n'était pas permis aux peuples d'avant nous, et Allah nous l'a rendu licite en raison de notre faiblesse.)
‘Â’isha avait acheté un coussin orné d'images ; le Prophète ﷺ s'arrêta à la porte sans entrer, le mécontentement sur le visage. Il dit : « Les auteurs de ces images seront châtiés au Jour de la Résurrection ; on leur dira : "Donnez vie à ce que vous avez créé." » (Selon d'autres versions, ‘Â’isha en fit ensuite des coussins sur lesquels il s'appuyait.)
‘Â’isha raconta l'histoire de onze femmes qui décrivaient leurs maris, dont Umm Zar‘, qui fit l'éloge de son mari Abû Zar‘, de sa générosité et de ses égards. Le Messager d'Allah ﷺ lui dit : « J'ai été pour toi comme Abû Zar‘ pour Umm Zar‘. » (Dans une autre version : « … sauf que lui l'a répudiée, et moi je ne te répudierai pas. »)
كُنْتُ لَكِ كَأَبِي زَرْعٍ لأُمِّ زَرْعٍ
Paroles du Prophète ﷺ en arabe, dans la version d'al-Bukhârî
Interrogé sur le coït interrompu (‘azl), il dit : « Faites-vous donc cela ? Il n'est pas d'âme destinée à exister jusqu'au Jour de la Résurrection qui ne viendra à l'existence. »
Une femme demanda : « J'ai une coépouse : est-ce un mal si je prétends avoir reçu de mon mari ce qu'il ne m'a pas donné ? » Le Messager d'Allah ﷺ dit : « Celui qui se vante de ce qu'il n'a pas reçu est comme celui qui porte deux habits de fausseté. »
Le Messager d'Allah ﷺ lui dit : « Je sais quand tu es contente de moi et quand tu es fâchée contre moi. » – « Comment le sais-tu ? » – « Quand tu es contente de moi, tu dis : "Non, par le Seigneur de Muhammad" ; et quand tu es fâchée, tu dis : "Non, par le Seigneur d'Ibrâhîm". » Elle dit : « Oui, par Allah, ô Messager d'Allah, je ne délaisse que ton nom. »
Gardez-vous d'entrer [seuls] chez les femmes. Un homme des Ansâr demanda : « Et le proche parent du mari ? » Il dit : « Le proche parent du mari, c'est la mort. » (Il met en garde contre l'isolement avec une femme étrangère, même au sein de la belle-famille.)
إِيَّاكُمْ وَالدُّخُولَ عَلَى النِّسَاءِ
Paroles du Prophète ﷺ en arabe, dans la version d'al-Bukhârî
Qu'un homme ne s'isole pas avec une femme sans qu'elle soit accompagnée d'un proche parent interdit au mariage (mahram) ; et qu'une femme ne voyage pas sans mahram. Un homme dit : « Ma femme est partie en pèlerinage, et je suis inscrit pour une expédition. » Il dit : « Va faire le pèlerinage avec ta femme. »
Ibn ‘Umar divorça de sa femme pendant ses menstrues ; ‘Umar interrogea le Prophète ﷺ, qui dit : « Ordonne-lui de la reprendre, puis de la garder jusqu'à ce qu'elle soit pure, puis qu'elle ait ses règles, puis qu'elle soit pure ; ensuite, s'il veut, il la garde, et s'il veut, il divorce avant de la toucher. C'est là le délai qu'Allah a ordonné pour divorcer des femmes. »
‘Uwaymir demanda : « Ô Messager d'Allah, que doit faire un homme qui trouve un homme avec sa femme ? » Il répondit : « Allah a fait descendre [une révélation] à ton sujet et à celui de ta femme : va la chercher. » (Ce fut la procédure du serment d'anathème, li‘ân, décrite dans la sourate an-Nûr, 24:6-9.)
Le Prophète ﷺ buvait du miel chez Zaynab bint Jahsh ; ‘Â’isha et Hafsa convinrent de lui dire qu'elles sentaient sur lui l'odeur du maghâfîr (une gomme odorante). Il dit : « Non, j'ai seulement bu du miel chez Zaynab bint Jahsh, et je n'y reviendrai plus. » (Fut alors révélé : « Ô Prophète, pourquoi t'interdis-tu ce qu'Allah t'a rendu licite ? » [66:1].)
Le Prophète ﷺ dit aux deux époux qui avaient prononcé l'anathème : « Votre compte revient à Allah ; l'un de vous deux ment. Tu n'as plus aucun droit sur elle. » L'homme demanda : « Et mon bien [la dot] ? » Il dit : « Tu n'as pas de bien : si tu as dit vrai sur elle, c'est en échange de ce que tu as rendu licite de son intimité ; et si tu as menti sur elle, il t'est encore plus éloigné. »
Le père de Jâbir mourut en laissant sept ou neuf filles, et Jâbir épousa une femme déjà mariée auparavant. Le Prophète ﷺ lui demanda : « Pourquoi pas une jeune fille, avec qui tu jouerais et qui jouerait avec toi ? » Jâbir expliqua qu'il voulait une femme capable de s'occuper de ses sœurs ; il lui dit : « Qu'Allah te bénisse », ou : « Tu as bien fait. »